Un trio de rosés pour l’été

Il fait soleil, il fait bon, il fait chaud, il faut en profiter pour déguster quelques rosés. On l’a même vu à la télé, chez nous en Belgique, impensable chez les sudistes Hexagonaux, le journaliste n’a pas hésité à la fin de son JT à déclarer que le climat se prêtait au petit verre de rosé sur la terrasse, si on en avait une. Cela se passait au début du printemps, lors des premières chaleurs qui nous ont fait passer presque sans transition de l’hiver à l’été.

Rosé en bulles pour commencer, un apéritif délicat et festif qui met en appétit et qui montre qu’à Bordeaux on peut élaborer un effervescent sympa et qualitatif…

vins rosés pour l’été
vins rosés pour l’été

 

Crémant de Bordeaux de Jaillance

La robe couleur pétale de rose, aux reflets légèrement doré enlumine les fine bulles nacrées.

Le nez floral se parfume de fleurs d’amandier et de boutons de rose, avec un fifrelin de poivre blanc avant de faire éclater ses baies rouges.

La bouche, délicate et rafraîchissante, se libère rapidement des fleurs pour se consacrer aux fruits. Rouges, ils se déclinent en groseille, bigarreau et fraise des bois. Notes subtiles en attendant la framboise qui vite envahit la corbeille. Une goutte de citron renforce la dynamique installée, le croquant du fruit et de la bulle.

Un Crémant qui a bien évolué ! Avant, il assemblait une majorité de Cabernet Sauvignon au Merlot, sa robe se mélangeait de tons cuivrés. Aujourd’hui, seul le Merlot compose la cuvée, sa robe arbore un ton délicat de rose, raffinement qui se ressent tout au long de sa dégustation.

Cap au sud

Rosés du Luberon ou des Baux. Tout d’abord, un spécial David, bio 100%, du vrai, du réfléchi

Rosé 2016 Luberon Château La Canorgue

Pâle et délicat, au ton rose clair, à la transparence lumineuse.

Tout aussi tendre au nez qui ne peut qu’exhaler parfums subtiles. Les fleurs d’oranger et de jasmin se mêlent d’épices douces. La framboise et l’abricot forment un duo gourmand qui caresse le nez de ses fragrances exquises.

La bouche, à la fois fraîche et onctueuse, déroule fruits et fleurs en un cortège rutilent, fini la subtilité, place au goût franc de framboise, cerise et myrtille, suivi d’abricot, de pêche blanche et de mandarine, chaque fruit coiffé d’un pétale, ombré d’une pincée de poivre, de thym ou de cumin, histoire de rendre le plaisir plus recherché…

Ce rosé assemble 70% de Grenache à 30% de Syrah, issus de pressurage direct. Il est vinifié sous CO2 pour limiter au maximum l’emploi de SO2. Débourbé à froid, il fermente pendant 14 jours, ne subit pas la fermentation malolactique, est élevé en cuve et mis en bouteille en février pour préserver au maximum les arômes délicats.

Le domaine conduit son vignoble en mode biologique depuis 1977.

Baux, rosé, le seul à ne pas être bio sur toute l’appellation, voilà les nouveaux amis sauvés…

Passe-Rose 2016 Les Baux de Provence Mas Sainte Berthe

Clairement saumon, la robe se nuance toutefois de carmin violacé.

Floral, il se parfume de rose blanche, d’un brin de lavandin, de fleur de thym, et puis minéral, cela arrive pour les rosés, ici, il est à l’écoute de son sol, calcaire mouillé comme après la pluie, cela raccroche son envolée parfumée à la roche qui le voit pousser.

Toute ronde et acidulé, dense et expressive, la bouche ajoute au bouquet senti, on les attendait, les fruits, groseille, framboise et fraise, avec un supplément de jus de grenade et de melon, c’est de bon ton.

Vinification : assemblage de 59% de Grenache, 22% de Syrah, 8% de Cabernet Sauvignon, 6% de Cinsault et 5% de Mourvèdre. En saignée ou en macération pelliculaire à froid suivi d’un pressurage pneumatique. Fermentation à 10°C et pas de malo.

Buvons du rosé, même issu de Fronton, où la Négrette, parfois nuancée de Syrah fait croquer nos bouche de fruits sauvages.

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